« Notre mandat consiste à améliorer les pratiques patronales et syndicales au Canada et à prodiguer des conseils en matière de politiques publiques sur les questions relatives au marché du travail et aux compétences. »
Introduction
Fondé en 1984, le Centre syndical et patronal du Canada (CSPC) a établi une nouvelle relation entre les syndicats et le patronat. Les fondements de cette relation sont le respect mutuel, l’égalité, et l’engagement commun de dialoguer et de s’allier pour faire face à certains grands défis du pays. L’organisme a obtenu la pleine participation du patronat et des syndicats, du gouvernement fédéral, des provinces et des territoires, ainsi que des établissements d’enseignement postsecondaire.
Au fil des 23 années de son existence, le CSPC a été une tribune nationale neutre, où les principaux acteurs de l’économie pouvaient participer à un dialogue constructif sur des questions d’intérêt mutuel. L’organisme a forgé une belle entente et un important partenariat entre les syndicats et le patronat sur les meilleurs moyens d’aborder ces questions.
Le personnel talentueux et très compétent du CSPC a mené des recherches rigoureuses et de grande envergure ainsi que de vastes consultations, afin que les perspectives, les connaissances et les données les plus récentes soient à la base du dialogue, des recommandations et des activités du Centre.
Mais la plus belle réalisation a été le rôle du CSPC dans la création de démarches concertées regroupant des parties disparates et parfois opposées. Il faut beaucoup de temps pour créer ces liens. Il faut également une détermination partagée pour protéger et renforcer ces partenariats malgré les défis sans cesse renouvelés. Nous croyons que le leadership visionnaire du CSPC a été vital pour développer et protéger une culture de collaboration et de partenariat entre le patronat, les syndicats et le gouvernement.
En septembre 2006, après plus de deux décennies de dialogue et de recherches du CSPC sur les questions relatives au marché du travail et aux compétences, le gouvernement fédéral a décidé de mettre fin au financement des Partenaires du milieu de travail, une initiative élaborée conjointement par le CSPC et le gouvernement fédéral et qui représentait le principal appui financier au CSPC. Le conseil d’administration du CSPC n’avait pas d’autre choix que de dissoudre l’organisme.
Même si le CSPC a cessé d’exister comme organisation vivante, nous sommes fiers de ses réalisations de 1984 à 2007. Ces réalisations constituent un héritage permanent, parce que nos rapports continueront à être affichés sur ce site Internet pendant plusieurs années. On pourra également les consulter aux Archives nationales du Canada.
Afin de célébrer l’héritage du Centre syndical et patronal du Canada, nous sommes heureux de rappeler qui nous étions et ce que nous avons accompli au cours des deux dernières décennies.
Nous profitons également de l’occasion pour offrir nos sincères remerciements aux milliers de personnes qui ont participé et contribué aux activités et initiatives du Centre. Les dirigeants patronaux et syndicaux; les employés et les gestionnaires dans les milieux de travail canadiens; les universitaires et les chercheurs; les hauts fonctionnaires; les organisations non gouvernementales; et les médias : des gens de toutes les couches de la société, de toutes les régions du Canada et de tous les secteurs de l’économie ont contribué directement à notre important travail.
Nous espérons sincèrement qu’en préservant notre héritage en ligne pendant un certain temps, les perspectives précieuses et les leçons tirées depuis 22 ans continueront de guider, d’influencer et de façonner la collaboration intersectorielle à l’avenir. Les défis du XXIe siècle n’en demandent pas moins.
Les origines
Les syndicats et le patronat ont inspiré ensemble la création du Centre syndical et patronal du Canada. L’idée d’un organisme patronal-syndical permanent est née lors d’une série de consultations intensives lancées par le gouvernement fédéral dans la deuxième moitié des années 1970. Durant ces consultations – Entreprise Canada , Premier palier et Second palier, et le Groupe de travail sur les grands projets – les deux groupes commencent à travailler ensemble dans un processus de dialogue et d’élaboration de consensus. Avec le gouvernement, ils commencent à comprendre les caractéristiques essentielles d’un cadre consultatif. Ils reconnaissent également la nécessité d’un organisme permanent qui permettrait de resserrer leurs nouveaux liens, au profit des deux groupes, du gouvernement et de l’économie, à tous les niveaux.
Au début de 1984, après des années de lobbying conjoint par le patronat et les syndicats, le gouvernement fédéral et des représentants des deux groupes signent un protocole d’entente qui lance officiellement le Centre canadien du marché du travail et de la productivité. (L’organisme devient le Centre syndical et patronal du Canada, CSPC, en 1996.) C’est le début d’une nouvelle ère dans les relations patronales-syndicales au Canada.
Une organisation d’apprentissage innovante
La nouvelle organisation s’assure l’appui permanent des syndicats et du patronat en créant une structure de gouvernance fondée sur les principes de l’égalité et du respect mutuel. Un nombre égal de représentants des deux groupes, nommés par les grandes organisations syndicales et patronales nationales, forme le conseil d’administration. Le patronat et les syndicats coprésident ce Conseil. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et deux représentants du secteur de l’enseignement postsecondaire, participent aussi au conseil d’administration, à titre de membres sans droit de vote.
Au fil des deux dernières décennies, certains des dirigeants patronaux et syndicaux les plus éminents du Canada ont joué un rôle actif au sein du conseil d’administration, des groupes de travail et des comités du Centre. Les gouvernements ont également reconnu la valeur de cette tribune comme outil d’élaboration d’un consensus : la représentation gouvernementale au sein du conseil d’administration a toujours été au niveau du sous-ministre ou du sous-ministre adjoint.
Depuis le début, le Centre a été une « organisation apprenante ». Il s’est toujours adapté à l’évolution de la relation entre ses principales parties intéressées, à leurs priorités et à l’évolution constante de l’économie et du marché du travail. La capacité du Centre d’évoluer et de s’adapter en harmonie avec l’évolution du milieu lui a permis de rester utile et pertinent pour les parties intéressées tout au long de son histoire.
L’historique détaillé du Centre syndical et patronal du Canada et de ses nombreuses réalisations serait une contribution précieuse au domaine des relations patronales-syndicales, et ferait ressortir la valeur de la concertation pour résoudre les grands problèmes du marché du travail et de l’économie. Un tel historique pourrait inclure les réalisations résumées ci-dessous.
Quelques réalisations du CSPC
Voici un résumé chronologique de quelques projets et initiatives du CSPC qui illustrent l’ampleur des activités conjointes entreprises de 1984 à 2007. Cette liste n’illustre qu’une infime partie de la valeur du travail du Centre. Pour de plus amples renseignements sur ces initiatives et sur de nombreuses autres, veuillez consulter les archives de nos rapports sur ce site.
1984 : Après des années de lobbying des syndicats et du patronat, le gouvernement fédéral annonce la création du Centre canadien du marché du travail et de la productivité. Il s’agit là d’un véritable acte de foi de la part de dirigeants visionnaires qui ont travaillé à la création d’une organisme bipartite, dirigé conjointement par le patronat et les syndicats, souhaitant travailler ensemble au sein d’une tribune neutre non fondée sur l’affrontement, afin de trouver un terrain d’entente sur des enjeux cruciaux.
1984-1987 : Le nouvel organisme se penche avec plusieurs organismes sectoriels sur les questions relatives au marché du travail. Ces organismes avaient réussi jusqu’à un certain point à adopter des démarches patronales-syndicales communes au niveau sectoriel. Le nouveau Centre s’appuie sur ces réussites et forge une démarche consensuelle plus large, au niveau national. Par exemple, un nouveau Comité sectoriel de la construction est mis sur pied afin de créer des marchés du travail plus fonctionnels et d’accroître la productivité de ce secteur.
1987-1989 : Forum national sur l’économie /Stratégies commerciales pour le Canada/ Forum national sur l’adaptation. Au milieu des négociations contestées sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis, le CSPC réunit les parties intéressées patronales, syndicales et autres afin d’examiner les incidences d’un accord de libre-échange sur les travailleurs et les organismes du Canada. Ce Forum mène à la création d’un groupe de travail chargé d’examiner les politiques d’adaptation et comment elles pourraient être améliorées afin d’aider les syndicats et le patronat à s’adapter à un milieu en évolution.
1989-1990 : Consultations sur le perfectionnement de la main-d’œuvre. À l’invitation du gouvernement fédéral, le CSPC dirige une consultation nationale sur la Stratégie de mise en valeur de la main-d’œuvre. Six des sept groupes de travail du CSPC produisent des rapports consensuels et font des recommandations. La principale recommandation du rapport final est la création d’un organisme national indépendant chargé de donner une orientation et des conseils de politique avisés sur une foule de questions relatives à la formation et à la main-d’œuvre.
1990 : Le gouvernement fédéral annonce la création de la Commission canadienne de mise en valeur de la main-d’œuvre.
1991 : Sondage national sur la formation. À la demande du gouvernement fédéral, le CSPC entreprend le premier sondage national indépendant auprès des organisations du secteur privé au Canada afin de déterminer l’ampleur et la nature de la formation des employés offerte par les entreprises.
1992-1993 : Projet sur la restructuration économique. Face à des changements énormes qui ont de grandes conséquences sur les travailleurs et les milieux de travail canadiens, ainsi que sur l’économie nationale, le conseil d’administration et la nouvelle chef de la direction, madame Shirley Seward, lancent un projet visant à trouver un terrain d’entente sur certains des enjeux économiques et sociaux les plus pressants et les plus controversés de l’heure. Un comité pancanadien mixte formé de hauts dirigeants patronaux et syndicaux de toutes les régions du pays et de divers secteurs de l’économie y travaille pendant plus d’un an et s’entend sur 27 recommandations au gouvernement, aux syndicats et au patronat, afin que la restructuration économique soit efficace et équitable. Ces travaux orienteront le CSPC pendant des années. Le Centre met sur pied des groupes de travail actifs pour élaborer et promouvoir les recommandations du projet sur la restructuration économique. Ces groupes de travail examinent des questions comme le rôle des femmes dans la restructuration économique; l’accès aux capitaux pour les petites entreprises; les programmes efficaces d’adaptation de la main-d’œuvre et de transition; et l’adoption de démarches conjointes pour aborder le changement dans le milieu de travail.
1993 : Autre résultat du projet sur la restructuration économique, le Centre établit un Groupe de travail sur les rôles du gouvernement dans l’établissement d’organismes bipartites et de stratégies conjointes. Contrairement aux groupes de travail antérieurs, celui-ci se caractérise par la participation active de sous-ministres de nombreuses provinces.
1993-1994 : Collaboration pour faire face au changement dans le milieu de travail. Afin de promouvoir la valeur des démarches multilatérales pour aborder le changement en milieu de travail, le Centre lance une série d’ateliers pancanadiens sur les démarches novatrices au niveau du milieu de travail. À ces ateliers, les employés et les gestionnaires d’entreprises locales discutent de leurs expériences et des leçons tirées des changements apportés dans leurs milieux de travail.
1994 : Examen du programme d’assurance-chômage. Depuis de nombreuses années, les syndicats et le patronat demandaient au gouvernement de faire participer les parties intéressées plus directement à l’élaboration des politiques et à la prise des décisions concernant le programme d’assurance-chômage. À la demande du ministre du Développement des ressources humaines, le conseil d’administration du CSPC accepte de devenir un Groupe de travail spécial chargé d’examiner le régime d’assurance-chômage, dans le cadre de l’examen fédéral de l’ensemble du système de sécurité sociale. Un mémoire patronal-syndical conjoint est présenté au Comité permanent des ressources humaines de la Chambre des communes et au ministre en mars 1994.
1995 : Le Centre applique un grand nombre des leçons tirées de ses propres travaux sur les changements dans le milieu de travail et se lance dans une importante activité de restructuration et de reconstruction afin d’assurer sa viabilité pendant au moins dix ans de plus. Les deux groupes fondateurs, les syndicats et le patronat, sont déterminés à préserver leur tribune bipartite. L’organisme renouvelé devient le Centre syndical et patronal du Canada (CSPC). Dans les années qui suivent, le CSPC renforce sa solide réputation de centre d’expertise sur les questions relatives aux compétences et au marché du travail.
1996 : Points de vue. Le CSPC lance une enquête nationale auprès des dirigeants syndicaux, patronaux et du secteur public, afin de connaître leurs points de vue sur les grands enjeux économiques et les solutions éventuelles, et sur l’état des relations patronales-syndicales au Canada. L’enquête Points de vue du CSPC est répétée tous les deux ans et saisit l’évolution des attitudes et des perceptions sur les grands enjeux. Au fil des années, Points de vue devient un catalyseur du dialogue entre les groupes et fournit de précieux renseignements pour l’élaboration des politiques et la prise des décisions à tous les niveaux. La cinquième et dernière enquête Points de vue, réalisée en 2005 sous l’égide des Partenaires du milieu de travail dirigés par le CSPC, porte sur les compétences, les pénuries de compétences et les questions connexes, un domaine d’intérêt croissant pour le CSPC.
1997 : Guide et outils sur le changement dans le milieu de travail. Se fondant sur les leçons tirées des ateliers sur le changement dans le milieu de travail et élaborés conjointement par les syndicats et le patronat afin d’être utilisés dans les milieux de travail canadiens, ces outils sont une façon pratique d’aider les travailleurs et les gestionnaires à travailler ensemble pour résoudre les problèmes liés au changement dans les milieux de travail.
1998-1999 : Des projets de recherche examinent le lien entre l’investissement dans une nouvelle économie, l’accès aux capitaux, l’emploi et la croissance économique. Ils découlent des travaux relatifs à l’accès au capitaux effectués dans le cadre du projet sur la restructuration économique. Les principales recherches portent sur les fonds d’investissement de travailleurs; les investissements des caisses de retraite dans l’économie; et les stratégies d’investissements en immobilisations visant à stimuler le développement économique local.
2000 : Les questions relatives au marché du travail et aux compétences dominent les activités du CSPC pendant les dernières années. De 2001 à 2006, le Centre effectue des recherches précieuses et opportunes dans des domaines comme le vieillissement de la main-d’œuvre; les besoins en ressources humaines dans des secteurs clés comme les soins infirmiers, les secteurs des ressources naturelles, la fabrication et le transport; l’intégration des travailleurs formés à l’étranger dans la main-d’œuvre canadienne; les défis de la main-d’œuvre autochtone; l’apprentissage et les métiers spécialisés, et d’autres questions directement pertinentes.
2001 : À la demande de Développement des ressources humaines Canada, le Centre syndical et patronal du Canada entreprend des consultations auprès d’un vaste échantillon de représentants syndicaux et patronaux sur les orientations et démarches stratégiques qui pourraient aider à répondre aux besoins actuels et futurs de travailleurs qualifiés au Canada.
2002 : Le CSPC présente un mémoire dans le cadre de la Stratégie d’innovation, un processus de consultation du gouvernement. Les recommandations du Centre portent sur l’acquisition des compétences pour la nouvelle économie. L’une des recommandations du CSPC est la création d’un institut national des compétences et de l’apprentissage.
Ainsi débute la dernière phase des travaux du CSPC – peut-être la plus créative – en collaboration avec le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA) et les Partenaires du milieu de travail, les PMT prévoyant une ambitieuse démarche régionale dans tout le pays.
2003 : Le premier ministre et la ministre de Ressources humaines et Développement des compétences Canada demandent à madame Shirley Seward, chef de la direction du Centre syndical et patronal du Canada, et à monsieurBenjamin Levin, de l’Université du Manitoba, d’entreprendre de vastes consultations nationales sur les grands paramètres d’un projet d’Institut canadien sur l’apprentissage, y compris les besoins en connaissances et en information, le mandat et la structure organisationnelle. Leurs recommandations jouent un grand rôle dans la création du Conseil canadien sur l’apprentissage par le gouvernement fédéral en 2004. Le conseil d’administration du CSPC participe activement à ce processus. Les syndicats et le patronat sont convaincus que le nouvel institut devrait être très axé sur le travail et l’apprentissage, essentiels dans une économie productive et concurrentielle. Pour plus de renseignements sur le Conseil canadien sur l’apprentissage, visitez http://www.ccl-cca.ca
2005 : Le CSPC est choisi pour diriger le nouveau Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail du Conseil canadien sur l’apprentissage. Le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail a été créé pour s’assurer que les Canadiens continuent d’apprendre pour le travail et par le travail et que les entreprises accroissent leurs programmes de formation. Il a pour mission de cerner et de saisir le savoir existant sur l’apprentissage en milieu de travail, de lui donner forme et de l’utiliser pour influencer les décisions des groupes d’intervenants et du secteur privé.
Le CSPC est choisi pour diriger cette nouvelle initiative emballante en raison de sa structure de partenariat entre les syndicats et le patronat, de ses antécédents dans le domaine de la consultation des parties intéressées et de l’élaboration d’un consensus et de sa réputation comme centre de savoir et d’expertise dans le domaine des compétences. Lorsque le CSPC est forcé de fermer ses portes, le Conseil canadien sur l’apprentissage annonce, à l’issue d’un processus concurrentiel et transparent, que cet important Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail sera codirigé par le Congrès du travail du Canada et Manufacturiers et exportateurs du Canada, assurant ainsi la continuité de l’orientation patronale-syndicale. Pour plus de renseignements sur le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail, visitez le site du CCA à http://www.ccl-cca.ca.
2005 : Dans son budget de 2005, le gouvernement fédéral annonce la création des Partenaires du milieu de travail (PMT), un élément clé de sa Stratégie des compétences en milieu de travail. Les PMT, une initiative indépendante, sont conçus conjointement par le CSPC et le gouvernement fédéral, et sont régis et administrés par le Centre syndical et patronal du Canada. Dans leur brève année d’existence, avant que le nouveau gouvernement fédéral élimine leur financement, les Partenaires du milieu de travail réunissent 19 membres de groupes de travail, 38 membres nationaux des PMT, plus de 225 participants au dialogue délibératif et près de 200 participants au Forum des PMT. Les PMT étaient actifs en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve et Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Saskatchewan et au Manitoba.
Nous sommes fiers de la somme de travail que nous avons abattue sous la bannière des Partenaires du milieu de travail dans une courte année. Même si le nouveau gouvernement fédéral a éliminé tout le financement des Partenaires du milieu de travail, nous croyons que le processus de dialogue délibératif que nous avons lancé au niveau régional contribuait déjà à changer les choses et à relever les défis urgents des compétences auxquels fait face l’économie du pays. « La disparition des Partenaires du milieu de travail – et du CSPC – signifie que le gouvernement devra s’attaquer aux les pénuries de travailleurs qualifiés du Canada sans la mobilisation et les conseils concertés des partenaires du milieu de travail – le patronat et les syndicats – qui sont les mieux placés pour apporter une contribution. Le moment est bien mal choisi pour renoncer à ces conseils », estime la chef de la direction sortante du CSPC, madame Shirley Seward.
Afin que les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs, ainsi que les syndicats, le patronat et d’autres groupes clés, continuent de profiter des premiers résultats des Partenaires du milieu de travail, les renseignements importants sur les PMT resteront affichés sur ce site pendant plusieurs années.
Septembre 2006 : Avec l’élimination du financement permanent des PMT et du CSPC, le conseil d’administration du Centre syndical et patronal du Canada n’a pas d’autre choix que de dissoudre l’organisme. Le Centre syndical et patronal du Canada ferme officiellement ses portes le 31 mars 2007.
Quelques mots d’adieu
Les entreprises doivent relever d’énormes défis concurrentiels de nos jours et notre main-d’œuvre est en train de changer de manière spectaculaire. Il n’y a aucune autre tribune où des groupes aussi variés travaillent si étroitement ensemble à résoudre de grands problèmes. En plus de fournir un cadre où le patronat et les syndicats pouvaient travailler main dans la main de manière productive sur des questions relatives aux compétences, le CSPC était connu pour l’excellence de ses recherches, comme l’étude qu’il a menée sur les obstacles que doivent surmonter les immigrants qui entrent dans la population active au Canada. La perte du CSPC nous attriste. -- Perrin Beatty, président et directeur général, Manufacturiers et Exportateurs du Canada; ancien coprésident patronal du Centre syndical et patronal du Canada
À titre de coprésident syndical sortant du Centre syndical et patronal du Canada, c’est avec regret que je marque la fin de cette importante organisation. Le Congrès du travail du Canada a contribué à créer le Centre en 1984 et a participé activement à ses travaux au cours des deux dernières décennies. Tant les syndicats que le patronat ont profité des recherches, des séminaires, des ateliers et d’autres initiatives fort utiles du CSPC, et les gouvernements ont profité des points de vue et conseils concertés des deux groupes. J’aimerais remercier le Centre, ses dirigeants et son personnel, ainsi que les nombreuses personnes qui y ont participé au fil des années, à titre de membres du Conseil d’administration et des groupes de travail du CSPC, pour leur leadership et leur vision. Ken Georgetti, président, Congrès du travail du Canada; ancien coprésident syndical du Centre syndical et patronal du Canada
C’est avec grand plaisir que j’ai été membre du Conseil d’administration du Centre syndical et patronal au cours des cinq dernières années. Le CSPC a été très utile dans nos travaux relatifs au plan d’action sur les compétences et au cadre des compétences de la Nouvelle-Écosse. Les renseignements obtenus durant les consultations organisées par le CSPC, ainsi que les études de son service de recherche et de politique, sont précieux au moment où la Nouvelle-Écosse s’apprête à modifier sa politique publique. C’est toujours avec dévouement et professionnalisme que le personnel et les dirigeants du CSPC ont donné une occasion unique au patronat, aux syndicats et au gouvernement de travailler ensemble. -- Dennis Cochrane, sous-ministre, ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse; représentant d’un gouvernement provincial au Conseil d’administration du CSPC
La Chambre de commerce du Canada a participé au sein du Centre syndical et patronal du Canada et a appuyé ses travaux depuis sa création en 1984. Pendant plus de vingt ans, nous avons apprécié cette possibilité de rencontrer périodiquement les dirigeants du milieu syndical et de discuter de préoccupations communes dans un cadre non conflictuel. Récemment, les travaux du Centre sur les pénuries de compétences, et plus particulièrement son initiative novatrice des Partenaires du milieu de travail, avaient réuni des partenaires importants du milieu de travail dans un effort concerté pour trouver des solutions pratiques et viables à un grand défi auquel le pays fait face et devra continuer de le faire pendant de nombreuses années. Nous ne pouvons qu’espérer que l’esprit de collaboration que le CSPC a mis tant d’années à faire naître et grandir survivra à la fermeture du Centre. -- Nancy Hughes Anthony, présidente et chef de la direction, Chambre de commerce du Canada


